Les cnidaires
C'est quoi les cnidaires ? 🪼
Définition : En grec « qui ressemble à une ortie ». Les cnidaires sont des animaux principalement marins, au corps mou, souvent munis de tentacules portant des cellules urticantes qui leur permettent de capturer leurs proies et de se défendre.
Cet embranchement totalise environ 10 000 espèces. Nous présenterons ici les groupes le plus souvent observées en plongée :
- les méduses, les anémones de mer, les coraux durs et les gorgonaires.
Les formes de cnidaires
Les cnidaires se rencontrent sous 2 formes :
– Le polype est la forme fixée (sessile) et généralement benthique, où les animaux sont sédentaires.
– La méduse est la forme libre et pélagique, où les animaux, à l’âge adulte, sont mobiles.
Ils se présentent en forme de sac avec un orifice unique (cavité stomacale) qui sert à la fois de bouche et d’anus.
Cet orifice est entouré de tentacules couvert d’une multitude de cellules urticantes qui permettent à l’animal de harponner ses proies.
Ces cellules urticantes se composent d’une capsule, le « cnidocyte« , fermé par un opercule et contenant un long filament muni d’épines, enroulé autour d’un tube baignant dans du venin.
Au moindre contact ou signal chimique avec une proie ou un prédateur détecté par le « cnidocil » (petit cil situé à la surface de la cellule), la capsule s’ouvre et le filament rétracté vers l’intérieur est éjecté vers l’extérieur à très grande vitesse (comme un harpon). Il vient alors se planter dans sa victime pour lui injecter son poison. Le cnidocyte, désintégré après usage, est alors régénéré et remplacé par une nouvelle cellule !
Les cnidaires peuvent alterner entre forme polype et forme libre au cours de leur cycle reproductif.
Lorsque les conditions (taille de la colonie, facteurs environnementaux) sont favorables, certains polypes se métamorphosent en méduses et vont mener une vie pélagique.
Certains cnidaires ont aussi la faculté de se régénérer !
Les méduses
DESCRIPTION
Les méduses désignent la forme libre des cnidaires. Elles sont assimilées au zooplancton car, si les contractions musculaires assurent la propulsion, les mouvements natatoires lents font que les méduses se laissent généralement entraîner par les courants.
Certaines espèces ont cependant abandonné le mode de vie pélagique pour vivre fixées par un pédoncule sur des roches ou des végétaux et ne se déplacent en nageant que de temps en temps.
Ce sont des animaux au corps gélatineux (composé de 95 à 98 % d’eau selon les espèces), dépourvus de squelette, de cerveau et de poumons mais qui possèdent des structures sensorielles très élaborées.
Le corps des méduses est essentiellement formée d’une ombrelle en forme de cloche et de tentacules. Certaines espèces sont de grandes tailles avec de longs tentacules (méduse rayonnée), d’autres n’ont pas de tentacules mais un réseau de tubes filtrants (rhizostome).
REPARTITION GEOGRAPHIQUE – ALIMENTATION – REPRODUCTION
– On les trouve dans tous les océans et mers du globe, de la surface jusqu’aux abysses les plus profonds. Bien qu’elles soient majoritairement marines, certaines espèces rares se développent également en eau douce.
Il en existe environ 1 500 espèces.
– Les méduses sont des animaux carnivores qui se nourrissent principalement de plancton, de petits crustacés et de larves de poissons qu’elles capturent et immobilisent grâce à leurs tentacules recouvertes de cellules urticantes.
– La majorité des méduses ont une reproduction asexuée.
Les anémones de mer
DESCRIPTION
Les anémones de mer sont des polypes solitaires. Ils possèdent de nombreux tentacules lisses, pourvus de cellules urticantes, dont les extrémités sont pointues et arrondies.
La forme et les couleurs (souvent très vives) de l’anémone évoquent les pétales de certaines fleurs, d’où leur nom.
Les anémones sont des animaux benthiques dont la plupart sont sédentaires et vivent généralement collés à un substrat. Elles peuvent aussi se déplacer par glissement sur le fond et parfois même se déraciner brusquement et nager en cas d’attaque.
REPARTITION GEOGRAPHIQUE – ALIMENTATION – REPRODUCTION
– Les anémones de mer vivent dans tous les océans du monde, des zones tropicales aux eaux glacées des régions polaires.
– L’anémone de mer est un prédateur carnivore opportuniste qui se nourrit principalement de plancton, de petits crustacés (crevettes) et de petits poissons. Comme tous les cnidaires, ces animaux capturent et paralysent leurs proies grâce à leurs tentacules recouvertes de cnidocystes.
Certaines espèces hébergent des micro-algues (zooxanthelles) dans leurs tissus qui leur fournissent de l’énergie grâce à la lumière (photosynthèse).
Mis à part certains nudibranches, dont les plus voraces sont sans doute les tortues de mer, elles ont peu de prédateurs.
Comme de nombreux autres cnidaires, les anémones de mer vivent en symbiose ou en mutualisme avec d’autres organismes protégés contre leurs cellules urticantes par une carapace épaisse ou un mucus protecteur (notamment les poissons-clowns).
– Les anémones de mer peuvent avoir une reproduction sexuée ou asexuée.
Les anémones de mer, comme les coraux, blanchissent sous l’effet du réchauffement climatique et elles dépérissent aussi à cause de la pollution et de la surpêche…
Les coraux durs
DESCRIPTION
Les coraux durs sont caractérisés par un squelette calcaire à l’intérieur duquel les polypes peuvent se recroqueviller.
Certaines espèces forment des colonies, atteignant parfois des tailles impressionnantes (jusqu’à plusieurs dizaines de mètres), tandis que d’autres constituent des polypes solitaires, souvent plus gros.
Ils peuvent être fixés, ou non, et leurs polypes ont un nombre de tentacules lisses multiple de six.
Les coraux durs peuvent adopter une grande variété de formes, qui sont autant d’adaptations à des conditions particulières (disponibilité en nourriture, prédateurs, courant, profondeur, ensoleillement, concurrence…)
REPARTITION GEOGRAPHIQUE – ALIMENTATION – REPRODUCTION
– Les coraux sont peu nombreux dans les eaux tempérées mais très répandus dans les eaux chaudes et peu profondes des mers tropicales.
Les coraux bâtisseurs de récifs sont essentiellement répartis entre les tropiques, dans les eaux chaudes et pas trop riches en nutriments. En fonction de la limpidité de l’eau, on les trouve de la surface à 30 voire 60 mètres de profondeur. Les différentes espèces s’adaptent aux conditions de lumière et à l’environnement écologique.
– La nourriture des polypes de corail est constituée de micro-organismes en suspension dans l’eau (plancton…).
De nombreux coraux vivent en symbiose avec des végétaux unicellulaires, comme le phytoplancton ou autres bactéries, qui apportent une grande partie de leur nourriture aux polypes.
De nombreux poissons se nourrissent des polypes du corail : poissons-papillons, poissons-perroquets, certaines étoiles de mer et aussi quelques gastéropodes…
– Les coraux ont une reproduction asexuée (par division des polypes) ou sexuée (par émission de gamètes).
La principale menace qui pèse actuellement sur les coraux bâtisseurs de récifs reste l’Homme et son influence sur l’environnement. La surpêche, la pollution, l’agriculture et l’aménagement du territoire ont aussi favorisés l’invasion de certains prédateurs comme la destructrice étoile de mer dévoreuse de corail : la « Couronne d’épine » aussi appelée Acanthaster pourpre ou Couronne du Christ.
On a remarqué qu’au cours des 30 dernières années, les maladies et le blanchissement des coraux ont gravement augmenté en fréquence et en ampleur et cela malgré les divers essais pour les protéger. On estime que déjà 30 % de ceux-ci sont en grave déclin et que d’ici 2030, plus de 60 % seront perdus !
Les gorgonaires
DESCRIPTION
Les gorgones ou « éventails de mer » sont des colonies de polypes sessiles.
Ces colonies en forme d’éventail, souvent de couleurs vives (rouge, jaune, violet), peuvent atteindre de grandes tailles.
Le squelette est formé d’une substance souple et résistante, la « gorgonine ». Chaque polype possède 8 tentacules qui filtrent le plancton.
Elles n’ont pas besoin de lumière pour se développer, ce qui leur permet de vivre à de plus grandes profondeurs que d’autres coraux ou cnidaires. Ainsi, elles ne poussent pas en direction du soleil mais perpendiculairement au courant, de manière à filtrer un maximum d’eau pour augmenter leurs chances d’attraper du plancton !
REPARTITION GEOGRAPHIQUE – ALIMENTATION – REPRODUCTION
– Les gorgones se trouvent dans toutes les mers et tous les océans du monde, avec une forte concentration dans les eaux tropicales, subtropicales et tempérées. On en compte env. 1200 espèces.
Elles vivent généralement fixées à des substrats durs, mais certaines espèces peuvent se trouver sur des fonds de sable ou de boue.
– Les gorgones sont des animaux carnivores qui filtrent l’eau de mer avec leurs tentacules pour capturer le zooplancton, les bactéries et les fines particules organiques en suspension dans le courant.
Leurs cellules urticantes (cnidocytes) paralysent et retiennent les proies avant de les acheminer vers la bouche. Certaines espèces de gorgones vivent en symbiose avec des microalgues (les zooxanthelles) logées dans leurs tissus qui leur fournissent des composés organiques issus de la photosynthèse, complétant ainsi l’alimentation de la colonie
– Les gorgones ont une reproduction sexuée (par émission de gamètes) ou asexuée (par bourgeonnement). La majorité des espèces possèdent des sexes séparés (colonies mâles ou femelles), bien que certaines soient hermaphrodites.
Le saviez-vous ?
Les poissons clowns cohabitent avec les anémones de mer qui leur offrent une protection par ses tentacules auxquelles ils sont devenus insensibles ! Mais la cohabitation ne s’arrête pas là, le poisson clown défend également l’anémone d’éventuels prédateurs et celle-ci profite des restes du repas du poisson clown… On appelle cette association entre espèces : le mutualisme.
Découvre les espèces les plus connues
Retrouve ci-dessous les espèces les plus connues et bien d’autres encore sur : https://doris.ffessm.fr/find/species
Ecris le nom de l’espèce dans « mot clé » puis clique sur « chercher » pour la découvrir. 🙂
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Méduse rayonnée, rhizostome (méduse chou-fleur), méduse œuf au plat, pélagie, aurélie,
- Anémone géante des Antilles, anémone encroutante jaune, anémone à chapelets, anémone américaine, corallimorphaire jongleur, anémone bijou, alicia, anémone verte, tomate de mer, anémone parasite,
- Corail-cerveau de Neptune, porite digité, corail poreux digitiforme
- Gorgone pourpre, gorgone jaune, gorgone verruqueuse, éventail de mer, corail rouge de Méditerranée,
Découvre ici les vidéocéans
Les méduses
Les anémones de mer
Les coraux
Les gorgonaires
Sources : https://doris.ffessm.fr/ – https://biologie.ffessm.fr/ – https://www.fishipedia.fr/# – https://www.wikipedia.org/ – https://www.auxbulles.com – https://www.lumni.fr/ – @Cestpassorcierofficiel – https://www.nationalgeographic.fr/ – @leblob_fr – https://www.youtube.com/